Il est parfois difficile en tant que parent d’admettre l’idée que notre adolescent puisse avoir besoin d’une aide extérieure. Recourir à un tiers extérieur à la famille peut être vécu comme un échec dans la mission éducative.
Ma fonction, en tant que psychologue n’est ni éducative, ni pédagogique. Je ne donne pas de leçon, je remplace encore moins les parents et je ne porte aucun jugement. Par ma formation et ma neutralité, mon rôle est d’aider à découvrir l’origine d’un symptôme, d’une difficulté que vous avez repérée en tant que parents et d’y remédier.
Parfois, l’adolescent peut avoir besoin de parler à quelqu’un de totalement neutre. Il peut aussi déclarer des troubles lors de périodes difficiles comme un divorce, un décès…
L’adolescent peut changer d’attitude, de comportement, d’humeur en très peu de temps : c’est la "crise" d’adolescence et les parents se sentent parfois dépassés par ces changements. Il est donc important de repérer si le trouble se répète et dure dans le temps ou s'il s'agit d'un évènement isolé. Les parents peuvent proposer à leur enfant d’aller consulter en lui expliquant que le psy est quelqu’un de neutre tenu au secret professionnel ; qu’il pourra l’aider à comprendre ce qui lui arrive et à gérer cette nouvelle situation.
Les motifs de consultations pour un adolescent sont multiples. Certains symptômes attirent généralement l’attention, notamment : conduites à risque, prises de drogue, baisse de la concentration, déficit d’attention, baisse des résultats scolaires, troubles d’apprentissage au collège/lycée, angoisses, anxiété, insomnies, impulsivité, agressivité, agitation, hyperactivité, énurésie, troubles alimentaires, passage anticipé d’une classe à l’autre, mesure de Q.I, …
Lors du premier entretien, je reçois, en général, l'adolescent avec ses parents. Avec l'accord de l'adolescent, il est très important pour moi de voir en début ou en fin de chaque séance un ou les deux parents pour assurer un suivi de qualité et établir une relation de confiance.
