| Bien adaptée aux enfants avec lesquels une approche ludique s'impose, la TCC répond avec satisfaction aux problèmes d’énurésie, d'anxiété, de phobie scolaire, aux troubles oppositionnels et de conduite, aux troubles de l’attention , à l'hyperactivité, etc... |
Ainsi, la TCC se révèle très utile pour résoudre toute problématique relative au comportement humain (ex. : faire face aux dépendances) ou tout simplement pour aider l’individu à réaliser ses buts existentiels.
La Thérapie Comportementale et Cognitive part du principe que ce ne sont pas les situations en elle-même qui provoquent les émotions et les comportements mais plutôt les pensées automatiques (cognitions) qui nous traversent l’esprit à ces moments là.
Elle a pour objectif de faire repérer les pensées sans fondement réel (distorsions cognitives, convictions, postulats) et de leur substituer des conceptions plus réalistes qui modifieront la perception des événements et permettront de réagir de manière plus adéquate.
Les pensées erronées viennent de la perception que l’on a de soi-même et du jugement porté sur ce qui arrive. Cette interprétation des événements dépend de notre système de croyance, elle provoque des conséquences indésirables. Reformuler les croyances irrationnelles permet de changer la nature des réactions émotionnelles (colère, hostilité, tristesse, angoisse, peur, etc.).
| - | Les pensées de type "tout ou rien". Exemple : "Je n’ai pas réussi cet examen, donc je suis nul"; |
| - | La surgénéralisation ou généralisation à outrance. Exemple : "Ma femme m'a quitté, je ne pourrais jamais être heureux en couple" ; |
| - | Le raisonnemment en "mini/maxi" ou disqualification du positif. Il consiste à minimiser le positif et maximiser le négatif. Exemple : "Oui j'ai réussi mon bac avec mention mais j'ai eu une note moyenne en anglais". Cette attitude empêche de jouir des choses agréables de la vie ; |
| - | Le filtre mental ou abstraction sélective. Il consiste à s’attarder sur un détail négatif qui fausse la vision de la réalité, ne retenir qu’un détail et en déduire tout le contexte ; |
| - | Le raisonnement émotionnel. C’est présumer que ce que l’on ressent émotionnellement correspond à la réalité ; |
| - | L’étiquetage. Consiste en une forme extrême de surgénéralisation et à décrire les gens ou les choses en des termes excessifs, chargés d’émotion. Exemple : "ce type est un abruti","Je suis une mère affreuse ". Comme si toute la personne pouvait être assimilée à une chose qu’elle a faite ; |
| - | L’inférence arbitraire ou erreur de voyance. C’est tirer des conclusions sans preuves ou bien s’imaginer un scénario catastrophiste qui a peu de chance de se réaliser. Exemple : "Il m’a croisée sans me saluer donc il m’en veut et ne me parlera plus jamais"; |
| - | La personnalisation. C’est l’art de s’attribuer la responsabilité de tout. Exemple : "c’est de ma faute si mes enfants sont turbulents", "Il est malheureux à cause de moi" |
